Diesem Blog präsentiert verschiedene meiner privat verfassten Texte . Die Herangehensweise ist multilingual und interdisziplinär. Die Themen sind international und betreffen vor allem Politik, Nachhaltigkeit, soziale Aspekte und eine Auswahl bestimmter Wirtschaftszweige.
Viel Vergnügen! - JJ Bürger -

Ce blog rassemble une partie de mes textes, créés en dehors de mes activités professionnelles. L'approche est plurilingue et interdisciplinaire. Les sujets sont internationaux et concernent notamment la politique, la durabilité, des aspects sociaux et certains secteurs de l'économie. Bonne lecture! - JJ Bürger -

Thursday, July 21, 2011

Transport d'électricité (3) : Une rentrée chargée d'énergie pour les acteurs de l'Europe et des Etats membres

Par JJB

Après l'entrée en vigueur du troisième paquet législatif européen sur l'énergie en mars 2011, ce sera le réseau de transport d'énergie en Europe qui sera un des prochains thèmes majeurs de la rentrée pour la DG Énergie et les acteurs de l'énergie. En effet, le Parlement européen a adopté une position, en début du mois de juillet, en ce qui concerne les idées de la Commission européenne pour le réseau de transport énergétique à l'horizon de 2020 et au-delà. Maintenant, ce sera à la Commission de faire des propositions décisionnelles plus concrètes.

Le document, voté en plénière le 5 juillet 2011, a été élaboré par la commission parlementaire ITRE (Industrie, recherche et énergie), par l'espagnol Francisco Wagner Sosa (non inscrit). Les points essentiels sont:
  • la planification stratégique des infrastructures énergétiques eu niveau européen, tenant également compte de l'environnement et des pays tiers.
  • un scénario complet de développement des infrastructures, à travers le plan décennal de développement du réseau (TYNDP), comprenant également les besoins spécifiques des ilôts énergétiques (zones difficiles d'accès ou de faible densité de population). Ceux-ci seraient susceptibles d'être négligés si l'on ne regardait que le profit économique du gestionnaire de réseau. De même, il faudrait veiller à ce que la sécurité d'approvisionnement et d'éventuelles innovations (énergies renouvelables; nouvelles utilisations de l'électricité, par exemple la voiture électrique; etc...) soient intégrées dans cette planification.
  • des réseaux intelligents, qu'il faut encourager, en veillant également sur leur harmonisation mutuelle et sur leur interopérabilité, ainsi que sur le déploiement des compteurs intélligents.
  • Une définition claire des projets prioritaires à financer, selon des critères bien précis.
  • Une procédure rapide et transparent d'octroi d'autorisations pour ces projets, à travers des guichets uniques nationaux, afin de dynamiser les projets d'intérêt européen du secteur.
  • Des instruments de financements provenant essentiellement des mécanismes du marché, mais d'autres sources de financements, notamment les emprunts obligataires garantis par l'Union européenne, gages de sécurité qui pourront attirer des investisseurs supplémentaires.

Les questions de la coopération européenne en matière de transport d'électricité seront donc un sujet important sur l'agenda énergétique européen. Mais les institutions à Bruxelles et Strasbourg ne seront évidemment pas les seules à s'y intéresser. Dans les autres articles de cette série, on a déjà parlé de certains autres acteurs européens. Mais aussi au niveau des différents Etats membres, les préparations de l'avenir de l'infrastructure européenne de l'électricité ont déjà commencé.
Ainsi, Dominique Maillard, président du directoire de RTE (Réseau de Transport d'Electricité), a indiqué à Les Echos (22./23. juillet 2011) que la dimension européenne est très importante pour le réseau français. La sortie du nucléaire en Allemagne, explique-t-il, provoquera d'importantes conséquences pour le réseau en France : 
"Si on schématise, l'électricité produite en Belgique et vendue en Italie peut passer par l'Allemagne, la France, la Suisse, voire l'Autriche et la République tchèque. A présent le réseau allemand risque d'être engorgé, car il devra déjà transporter du courant depuis les éoliennes du nord vers le sud du pays, où sont les centres de la consommation. Une partie plus importante devra donc transiter par la France."
 Par conséquent, il faudra, selon Monsieur Maillard, "faire en sorte que le réseau européen respire", d'autant plus que la part des renouvelables ne cessera de croître - tout comme les fluctuations auxquelles la production d'énergies renouvelables est soumise. Pour cette respiration du réseau, Dominique Maillard estime qu'il faudra, dans un avenir proche, augmenter les capacités d'interconnexions de 14.000 MW actuels à 28.000 MW. Un vrai défi, car sur les vingt dernières années, seulement 5.000 MW d'interconnexions ont été créés. 

À part les acteurs européens, les défis à relever sont donc également très importants pour les acteurs nationaux.

Transport d'électricité (2) : Ljubljana, Superstar ... de la méconnue nouvelle régulation énergétique européenne

Par JJB

Veuillez aussi noter le lien Euractiv et le premier article de la série EUplanet sur le transport d'électricité

Créée dans le cadre du troisième paquet énergétique de l'Union européenne, l'ACRE n'est devenue opérationnelle qu'au mois de mars 2011. Cette Agence de Coopération des Régulateurs d'Énergie est basée dans la capitale de la Slovénie, donc au coeur géographique de l'Europe, entre les anciens et les nouveaux (et futurs) membres de l'UE. Une bonne nouvelle pour Ljubljana, cette capitale pittoresque qui ne manquera sûrement pas de se placer au coeur des futurs débats énergétiques européens. Car derrière les apparances idylliques, les enjeux de la régulation sont considérables. Mais encore faut-il que l'opinion publique européenne en soit consciente...



La semaine dernière, l'ACRE a présenté son programme pour 2012 aux députés de la commission ITRE (Industrie, Recherche, Energie) du Parlement européen. (Lien: à partir de 16h09). Plus précisément, c'était le 11 juillet que Alberto Pototschnig (président de l'ACRE) y a présenté un premier bilan et les perspectives pour l'avenir. Il a été accompagné de Lord John Mogg et Walter Boltz (président et vice-président du Conseil des régulateurs européens de l'énergie CEER).

Les objectifs généraux de l'ACRE sont ambitieux: l'agence vise avant tout à améliorer la transparence, la compétitivité et la coopération européenne dans la régulation énergétique européenne. Néanmoins, pour l'instant, les travaux d'ACRE ne font que commencer; plusieurs postes ne sont même pas encore pourvus.

Ceci dit, les résultats concrets commencent d'ores et déjà se dessiner : l'ACRE encadrera la création d'un fonds de compensation, afin de repartir de manière équitable les coûts et bénéfices générés par les flux transfrontaliers d'électricité (lien, point III 1 Tarification du transport transfrontalier).Un accent particulier sera mis sur les lignes directrices cadre: dès le mois d'août, des premières propositions seront présentées, en collaboration avec ENTSO-E. D'autres travaux suivront au long de l'année. Un autre point important: l'établissement de nouveaux systèmes de contrôles de la concurrence sur le marché énergétique européen. Ainsi, les travaux de l'ACRE soutiendront les efforts menés dans le cadre du règlement REMIT. Ce dernier a pour but d'éviter les manipulations et abus sur le marché de l'énergie de gros. Ainsi, des pénalités financières très importantes sont prévues pour les contrevenants. L'ACRE va notamment participer au suivi des transactions énergétiques, en communicant les informations collectionnées aux autorites nationales. Celles-ci pourront ensuite procédér à des sanctions, le cas échéant.
Le réglement REMIT sera voté en plénière du Parlement européen en septembre, et plus tard au sein du Conseil de l'UE. En cas de votes favorables par ces deux organes de la législation européenne, REMIT accroîtra sans doute sensiblement le poids politique de l'ACRE.
Face à cet enjeu, le député András Gyürk, a souligné, lors de la séance parlementaire de l'ITRE du 11 juillet, qu'il faudra assurer la capacité concrète et opérationnelle de surveillance. Monsieur Gyürk, shadow rapporteur hongrois du PPE pour le rapport REMIT a souligné le besoin d'assurer tous les moyens nécessaires : capacités RH, potentiel de l'enregistrement des transactions (dans les pays ne connaissant pas encore cette pratique) et coopération réelle aussi dans l'enregistrement des mouvements impliquant des pays tiers. Monsieur Pototschnig a répondu qu'il faut effectivement veiller à ce que les besoins en personnel soient satisfaits. Plutôt que 15 personnes, comme la Commission européenne avait proposé, il faudrait environ une quarantaine ou même une soixentaine de collaborateurs. D'une manière génèrale, il s'est prononcé en faveur d'une persuasion morale et coopérative vis-à-vis des régulateurs des Etats membres, au lieu recourir systématiquement aux sanctions. Mais, selon lui, cela implique évidemment la mise à disposition de moyens financiers et RH suffisants...

Chatzimarkakis: Décalage entre la couverture médiatique des projets politiques et de reproches personnelles

Les députés européens ont souligné les bénéfices importants que les consommateurs européens pourront tirer de REMIT et du travail de l'ACRE. Pourtant, le grand public est largement inconscient de ces évolutions. A titre d'exemple, citons le rapporteur de REMIT, l'allemand Jorgo Chatzimarkakis (ALDE). Inconnu par les grands médias jusqu'il y a peu, il a récemment été ciblé par le débat en Allemagne sur les irrégularités dans les thèses de doctorat de certaines personnes politiques. Suite à ces révélations, plusieurs personnes ont déjà été contraintes à démissionner, par exemple le ministre de la défense. Sans vouloir négliger l'importance de l'exactitude académique, et sans juger le cas de Monsieur Chatzimarkakis: C'est triste de constater que son travail pour l'éfficacité et l'unification énergétiques européennes soit effacé, aux yeux du grand public, par les reproches que l'on fait à sa thèse de doctorat. Les grands projets politiques ne méritent-ils pas au moins autant d'attention que les erreurs personnelles?

Sunday, July 10, 2011

Les amis de EUPlanet

Veuillez retrouver ici un lien sur l'article EUPlanet sur la pièce "Sur la Pointe des Pieds" et le projet transeuropéen de la troupe du Théâtre Transparent:

http://www.theatretransparent.com/presse.html



Pour rappel, l'ancien lien:
http://euplanet.blogspot.com/2011/02/je-ne-suis-pas-dici-je-suis-etrange.html

Energy for the UK (4) : Scotland, "the Saudi Arabia of tidal power"

 Par JJB

Scotland appears to be one of the leading forces of renewable energies in the United Kingdom. As you can see below, the installed capacity for production of renewable energy in Scotland corresponds, in general, to a large part of the UK's overall capacity (even though you might excuse that one chart is from 2009 and one from 2010).





In fact, more than 20% of Scottish electricity consumption comes from renewables. The Scottish goal for 2020 has been modified from 40% to 50% and, recently, even to 80%. Thus, in spite of Scotland‘s considerable oil and coal reserves, it does not rely on fossil fuel - and it seems to be ahead of the EU's 2020 goal of 20% of all energy consumption to come from renewable sources. Yet, electricity is estimated to correspond to only 20% of Scottish energy consumption. Therefore, there is still a need for alternative solutions concerning heating, transports and other non-electric energy consumption.