Dieser Blog präsentiert eine Auswahl verschiedener Texte von mir. Die Herangehensweise ist multilingual und interdisziplinär. Die Themen sind international und betreffen vor allem Nachhaltigkeit, Wirtschaft, Politik und soziale Aspekte.
Viel Vergnügen! - JJB -

Ce blog rassemble une séléction de mes textes. L'approche est plurilingue et interdisciplinaire. Les sujets sont internationaux et concernent notamment la durabilité, l'économie, la politique et certains aspects sociaux. Bonne lecture! - JJB -

Monday, October 10, 2011

Energie européenne : Compteurs intelligents, production intelligente, consommation intelligente? (1)

Par JJB


Dans la mesure de ce qui est techniquement possible et économiquement et écologiquement raisonnable, les États-membres de l'Union européenne "veillent à ce que [...] les clients finals [...] reçoivent [...] des compteurs individuels qui mesurent avec précision leur consommation et qui fournissent des informations sur le moment où l'énergie a été utilisée." C'est ce qui est stipulé dans la directive européenne sur l'efficacité énergétique de 2006, article 13. La proposition pour une nouvelle directive sur l'efficacité énergétique retient cette idée et propose le 1er janvier 2015 comme date limite pour que "la facturation soit précise et fondée sur la consommation réelle" dans tous les Etats-membres (article 8.2).
Si ces textes concernent plusieurs formes de consommation d'énergie (à savoir l'électricité, mais aussi le gaz naturel, l'eau chaude, ainsi que le chauffage et le refroidissement urbain), c'est aujourd'hui dans le domaine de l'électricité que la technologie des "compteurs intelligents" (anglais : smart meters) a fait le plus de progrès. Il s'agit de boîtiers numériques permettant d'identifier la consommation en temps réel d'électricité, et de faciliter les interventions à distance, plus rapides et moins chers que l'envoi sur place de techniciens.
Nombreuses sont les méthodes mises en oeuvre dans les différents pays pour atteindre cet objectif...


1) France
- DEUX EXEMPLES -
En France, l'opérateur historique a lancé le compteur intelligent Linky, dont la phase d'expérimentation s'est récemment achevée. Environ 250.000 compteurs Linky ont été déployés au total par le distributeur ERDF dans le Grand Lyon et en Indre-et-Loire. La généralisation des compteurs Linky sur toute la France a été annoncée fin septembre 2011. Néanmons, en juin 2011, le projet Linky a fait l'objet de quelques articles journalistiques peu optimistes : suite à un article du Parisien, des sources officielles ont confirmé que le service de suivi détaillé de la consommation via un compte Linky sur Internet pourra éventuellement être payant. Selon les calculs du Parisien, cela pourrait remettre en question la gratuité de Linky pour les clients, malgré les économies d'énergie que ce service permettrait de réaliser.
Cependant, dans son discours de presse du 28 septembre 2011, Eric Besson, ministre de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, retient le principe de la gratuité de l'installation et des services pour les consommateurs (grâce à l'auto-financement des investissments d'ERDF, par le biais des gains d'efficacité). Sur ce point, selon le ministre, la prise en compte des besoins des consommateurs a été particulièrement renforcée, suite aux échanges avec des associations de consommateurs. En outre, Monsieur Besson se félicite: "Avec 35 millions de compteurs à déployer, le projet « Linky » est le plus ambitieux plan de déploiement de compteurs « communicants » dans le monde."

En effet, Linky fait face à la concurrence de Voltalis, une jeune entreprise française qui propose un outil d'intelligence électrique nommé BluePod. Ce projet, lui aussi, a conclu sa phase initiale. Aujourd'hui, Voltalis propose partout en France des installations gratuites de boîtiers sur les compteurs et un suivi gratuit des consommations en temps réel sur Internet. En effet, à la différence de Linky, le BluePod ne remplace pas l'ancien compteur, et l'option explicitement gratuite du suivi sur Internet a fait partie du BluePod dès sa première distribution.

Pour Voltalis, cette démarche gratuite ne peut pas se financer par des gains d'efficacité automatiques sur lesquels ERDF peut s'appuyer, tels que la réduction automatique des déplacements de techniciens pour les relevés de compteurs. Quel est donc la démarche qui rend l'offre de Voltalis rentable? Il s'agit de l'effacement diffus : le BluePod opère de temps en temps des micro-coupures sur les appareils particulièrement énergievores (comme les ballons d'eau chaude et les chauffages). Selon Voltalis, cela ne gêne pas le confort du consommateur, tout en réduisant sa consommation totale d'électricité. Ainsi, aux heures de pointe de la consommation d'électricité, Voltalis peut vendre de l'électricité au Réseau de Transport d'Electricité (RTE). Plus précisément, Voltalis vend à RTE de l'électricité non consommée; autrement dit : de la capacité de consommation. Effectivement, RTE sera alors amené à acheter cette forme d'électricité supplémentaire peu onéreuse afin de rétablir l'équilibre entre l'offre et la demande.
La question de la rémunération de cette vente d'électricité non consommée a fait des débats, y compris devant la justice. En 2009, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) avait décidé que Voltalis devait rembourser EDF pour l'électricité non consommée et redistribuée. En 2011 pourtant, le Conseil d'Etat a annulé cette décision. Reste donc juste à discuter si la solution la plus "saine" est de charger les distributeurs historiques d'opérer des effacements diffus ou de conférer cette tâche aux entreprises nouvelles, externes à la production (cf. ce débat entre le PDG de Voltalis et un autre ingénieur des mines).
En tout état de cause, et sans parti pris : si l'effacement diffus est opéré de manière intelligente et commode pour les consommateurs et pour les distributeurs et les producteurs d'électricité, cela pourrait signifier des gains importants pour toute la société et pour l'environnement.

Saturday, September 17, 2011

Homecoming of Europe's TSOs

Homecoming is celebrated in the US during that special season between september and october, between summer's abundance and autumn's challenges. That time of the year is also referred to by a long line of ancient rituals celebrated in Europe (even though their appearances may have changed throughout the years, as for example the German Oktoberfest or the American Thanksgiving holiday).

How do European Transport System Operators (TSOs) prepare for their "homecoming", especially in terms of issues concerning the European Union and Sustainable Development?
A small, non-exhaustive presentation of selected items.

By JJB

France
The French Réseau de Transport d'Electricité (RTE) surprises its web page users with many rather untypical features. For instance: on top of technical information about electricity transport, you can also download an iPhone application in order to keep track of the consumption and the prodution of electricity in France, as well as CO2 emissions. There is also a game where you can find out about the "electric mysteries of Europe" and the European Union - with a bit of luck, you might even win a trip to Brussels! Last but not least: a new site about electromagnetic fields has been launched ("La clef des champs"). Aiming to promote public information, this site also features a quiz and a game focused on electromagnetic fields in everyday life.

Germany
As the German Energy Blog put it: "Germany is still trying to put a price tag on the recent withdrawal from nuclear energy", whereas the big four German TSOs recently published information according to which the mandatory selling of renewable energies has received insufficient financial compensation lately. This financial reallocation had been created in order to compensate the TSOs, as they are obliged to sell expensive renewable electricity at low market prices. If the money provided should turn out to be insufficient, the effort may be increased by higher charges per kWh - even though the Federal Ministry for the Environment had previously indicated that charges per kWh might decrease in 2012, as the newspaper FAZ commented.

Italy
On Thursday, Italian TSO Terna communicated about its expectations concerning the so-called "Robin Hood Tax". As part of the Italian austerity plan, this measure represents an increase of the profit tax from 6,5% to 10,5%. Terna expects that this tax increase will cost the company 80 million euros. It is interesting to note, though, that the notion of "Robin Hood Tax" initially meant taxing purely financial transactions, and not increasing the general level of the profit tax...

Spain
The Spanish TSO Red Eléctrica de España (REE) is also facing issues related to the recent turmoils of the Eurozone. Therefore, REE was pleased to announce this Friday that Standard&Poor's maintained its positive REE-rating, with a possibility for even better ratings over the long term. According to a press release, this might also imply that REE's rating will remain stable regardless of the country's overall rating. The company explained that Standard&Poor's assessment found that REE's investment profile had been considerably improved.

Sunday, August 28, 2011

Qui paie pour l’efficacité énergétique européenne?

Par JJB



A en croire la Commission européenne, la directive qu’elle propose pour dynamiser l’efficacité énergétique en Europe permettra la création de près de 280.000 emplois, et des économies à hauteur de 50 milliards d’euros par an. En effet, l’augmentation de 20% de l’efficacité énergétique était le seul objectif non-contraignant des trois orientations énergétiques fixées par la Commission à l’horion de 2020. Avec la nouvelle directive, l’efficacité énergétique deviendrait contraignante, tout comme les 20% d’énergies renouvelables et les 20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour défendre cette proposition, la Commission renvoie non seulement aux créations d’emplois et aux économies environnementales et financières, mais aussi à l’insuffisance des mesures entreprises jusqu’à présent par les Etats-membres. 

Cependant, avant de profiter des bienfaits de l’efficacité énergétique, il faut y investir. Et justement, les opinions sont divisées en ce qui concerne les contraintes qu’il convient d’imposer aux règles du marché. Ainsi, le « Green Deal », actuellement étudié par le législateur au Royaume-Uni, prône un investissement facilité dans l’efficacité énergétique des bâtiments, grâce à un crédit à taux préférentiel, qui serait ensuite facile à rembourser par le donneur d’ordre (notamment des particuliers) par les économies d’énergie réalisées. Particuliers, professionnels du bâtiment, environnement, emploi – tout le monde se trouverait ainsi dans une situation de gagnant-gagnant. 
Contrairement aux partisans de ce genre de modèle, qui favorise les engagements optionnels, d’autres préfèrent des modèles plus contraignants, par exemple en ce qui concerne la cogénération. Néanmoins, l’association Eurelectric met en avant qu’il serait contreproductif de rendre obligatoires certaines technologies de production d’énergie. Selon ce lobby, une telle intervention augmenterait les obstacles financiers et administratifs qui empêchent d’ores et déjà l’investissement énergétique.

Après les controverses sur les conséquences financières de l’efficacité énergétique sur le marché de quotas de CO2, ainsi que sur la participation du secteur privé au Fonds européen pour la promotion de l’efficacité énergétique, les enjeux pécuniaires de l’efficacité énergétique continueront donc à faire débat…

Tuesday, August 16, 2011

Merci vielmals!

Déjà 800 visiteurs au cours des 8 premiers mois du blog, et les abonnements sur Twitter s'approchent des 200! EUplanet vous remercie de votre confiance et passe en revue les images de ses partenariats et citations...

Already 800 visitors during the first 8 months of this blog, and the number of followers on Twitter is close to 200! EUplanet would like to thank you for your confidence and revisits the images of its partnerships and quotations...

Bereits 800 Besucher in der ersten 8 Monaten dieses Blogs, und die Zahl der Twitter Follower nähert sich den 200! EUplanet dankt allen Lesern für ihr Vertrauen und läßt die Bilder seiner Partnerschaften und Zitate Revue passieren...

EUplanet two times on Urban Wire's Eco-News

EUplanet on ISO26000 journal
EUplanet on Twitter

EUplanet quoted on Twitter

EUplanet on Théâtre Transparent
EUplanet on Halbzeitvegetarier

EUplanet on Europe Direct Leeds
EUplanet's origins: Board management and writing for "Barbarie", the journal of the Sorbonne's Master in European Affairs, from April 2010 to April 2011 


Tuesday, August 2, 2011

Biofuel : European Commission in the battle between "Renewable" and "Sustainable"

By JJB


Source



"Renewable" and "Sustainable" do not always go together. Even though biofuels are universally defined as renewable energy sources, they might, in some cases, turn out to be quite unsustainable. Crises of food prices are one example where biofuels have been accused by some NGOs of causing economic and humanitarian disasters. Others rather blamed several years' bad weather conditions for the 2007 food crisis (s. Vernier p. 88). But the general question of social acceptability of biofuels is not solved yet. The controversy goes on as biofuel production has recently been said to cause a humanitarian disaster to the native people of the Ethiopian Omo-valley, which is why the European Investment Bank and the World Bank withdrew their financial support.

But apart from the controversial issue of social damage, environmental damage might occur, too. The designation of biofuels can be misleading: it doesn't mean these fuels are necessarily perfectly eco-friendly. It only means that they were generated by agricultural (and therefore biological) production. Therefore, biofuels are renewable. But just as any other kind of agriculture, biofuel production might imply greenhouse gas emissions, decrease of biodiversity and intensive use of pollutants.
In this case, biofuels are not really environmentally sustainable, even though they are renewable.
It is true, though, that biofuel-plants capture CO2 during their growth before releasing it later, when being consumed as fuel. This is an advantage compared to crude oil, which cannot be reproduced as quickly as it is spent. This way, biofuel production recycles a certain part of its emissions, which cannot be done by fossil fuel production. Yet, this positive effect might not be sufficient to assure carbon neutrality for the entirety of biofuel processing and transport. And it doesn't solve the problem of biodiversity being threatened by biofuels, either.
Source: Jacques Vernier : Les énergies renouvelables. Cinquième édition mise à jour. Que sais-je? 18e mille. Presses universitaires de France, Paris, 2009. Page 88-90.


Therefore, apart from the alleged (but still controversial) social and economic damage caused by biofuels, negative impacts on nature could be expected, too, if there were no guidelines as to how biofuel production should take care of the environment. 

This kind of guideline is what the EU Commission wants to provide. According to Günther Oettinger, Commissioner for energy, the EU has "set the highest sustainability standards in the world" for biofuels. In deed, several Sustainability Schemes for biofuels have recently been recognised by the EU Commission. This step is considered as a very important contribution to set EU-wide standards for the definition of truly sustainable biofuels. The Sustainability Schemes were chosen by the European Commission out of numerous propositions, which had been submitted by private companies and institutions responding to an initiative of the Commission. These schemes can be used for certifying the sustainability of any biofuel producer on the European market (including imports). In order to obtain such a certification, an independent audit has to confirm the product chain's compliance with the Sustainability Scheme. Given that the entire product chain will be assessed, the audit will also examine whether natural areas of rich biodiversity (especially forests) have previously been destroyed for the sake of biofuel production. Another important aspect of the audit are greenhouse gas savings: biofuel production will have to emit 35% (50% in 2017 and 60% from 2018 on) less greenhouse gases than petrol production in order to meet the criteria of European sustainability certification. In fact, this is a direct consequence of the 2009 Renewable Energy Directive. The soil's capacity to absorb and stock greenhouse gases will also be evaluated (again, soils of high biodiversity such as forests might be protected this way). This might encourage the further development of highly soil-efficient biofuels. So-called second generation biofuels use for example wooden plants or different parts of plants, or they process plants like the Jatropha, which grows on soils of marginal arable quality (therefore not interfering with food production or biodiversity).

Overall, the European Union is moving closer towards a shared vision of what should define truly sustainable biofuels. However, national systems and standards will continue to exist and might offer an alternative to European recognition, even though their scope is evidently limited to member states.




Jatropha plants (Paraguay)

European Union : Lack of transparency?

While the European Union is oftentimes criticised for its supposed lack of transparency, many institutions like the DG ENER put their cards on the table... or at least some of them. For example this overview of the DG's legislative decisions and the factsheets and country files about energy consumption and production of each member state compared to the EU. Of course, complete transparency for the average citizen is still a long way ahead. Yet, these are quite interesting starting points for anyone who, unlike the average citizen, wants to do some research on EU energy issues.

Thursday, July 21, 2011

Transport d'électricité (3) : Une rentrée chargée d'énergie pour les acteurs de l'Europe et des Etats membres

Par JJB

Après l'entrée en vigueur du troisième paquet législatif européen sur l'énergie en mars 2011, ce sera le réseau de transport d'énergie en Europe qui sera un des prochains thèmes majeurs de la rentrée pour la DG Énergie et les acteurs de l'énergie. En effet, le Parlement européen a adopté une position, en début du mois de juillet, en ce qui concerne les idées de la Commission européenne pour le réseau de transport énergétique à l'horizon de 2020 et au-delà. Maintenant, ce sera à la Commission de faire des propositions décisionnelles plus concrètes.

Le document, voté en plénière le 5 juillet 2011, a été élaboré par la commission parlementaire ITRE (Industrie, recherche et énergie), par l'espagnol Francisco Wagner Sosa (non inscrit). Les points essentiels sont:
  • la planification stratégique des infrastructures énergétiques eu niveau européen, tenant également compte de l'environnement et des pays tiers.
  • un scénario complet de développement des infrastructures, à travers le plan décennal de développement du réseau (TYNDP), comprenant également les besoins spécifiques des ilôts énergétiques (zones difficiles d'accès ou de faible densité de population). Ceux-ci seraient susceptibles d'être négligés si l'on ne regardait que le profit économique du gestionnaire de réseau. De même, il faudrait veiller à ce que la sécurité d'approvisionnement et d'éventuelles innovations (énergies renouvelables; nouvelles utilisations de l'électricité, par exemple la voiture électrique; etc...) soient intégrées dans cette planification.
  • des réseaux intelligents, qu'il faut encourager, en veillant également sur leur harmonisation mutuelle et sur leur interopérabilité, ainsi que sur le déploiement des compteurs intélligents.
  • Une définition claire des projets prioritaires à financer, selon des critères bien précis.
  • Une procédure rapide et transparent d'octroi d'autorisations pour ces projets, à travers des guichets uniques nationaux, afin de dynamiser les projets d'intérêt européen du secteur.
  • Des instruments de financements provenant essentiellement des mécanismes du marché, mais d'autres sources de financements, notamment les emprunts obligataires garantis par l'Union européenne, gages de sécurité qui pourront attirer des investisseurs supplémentaires.

Les questions de la coopération européenne en matière de transport d'électricité seront donc un sujet important sur l'agenda énergétique européen. Mais les institutions à Bruxelles et Strasbourg ne seront évidemment pas les seules à s'y intéresser. Dans les autres articles de cette série, on a déjà parlé de certains autres acteurs européens. Mais aussi au niveau des différents Etats membres, les préparations de l'avenir de l'infrastructure européenne de l'électricité ont déjà commencé.
Ainsi, Dominique Maillard, président du directoire de RTE (Réseau de Transport d'Electricité), a indiqué à Les Echos (22./23. juillet 2011) que la dimension européenne est très importante pour le réseau français. La sortie du nucléaire en Allemagne, explique-t-il, provoquera d'importantes conséquences pour le réseau en France : 
"Si on schématise, l'électricité produite en Belgique et vendue en Italie peut passer par l'Allemagne, la France, la Suisse, voire l'Autriche et la République tchèque. A présent le réseau allemand risque d'être engorgé, car il devra déjà transporter du courant depuis les éoliennes du nord vers le sud du pays, où sont les centres de la consommation. Une partie plus importante devra donc transiter par la France."
 Par conséquent, il faudra, selon Monsieur Maillard, "faire en sorte que le réseau européen respire", d'autant plus que la part des renouvelables ne cessera de croître - tout comme les fluctuations auxquelles la production d'énergies renouvelables est soumise. Pour cette respiration du réseau, Dominique Maillard estime qu'il faudra, dans un avenir proche, augmenter les capacités d'interconnexions de 14.000 MW actuels à 28.000 MW. Un vrai défi, car sur les vingt dernières années, seulement 5.000 MW d'interconnexions ont été créés. 

À part les acteurs européens, les défis à relever sont donc également très importants pour les acteurs nationaux.